la vallée de Chaudefour
Dent de la Rancune
La Dent de la Rancune en hiver

 

La vallée de Chaudefour, lieu de promenade un peu terrifiant et mystérieux de mon enfance, est devenue une réserve naturelle nationale.

 

liens

Office de tourisme du massif du Sancy
la réserve naturelle
• sur Sancyvision, thermalisme dans la vallée de Chaudefour
Chroniques hivernales dans le Massif Central
• Randos : la vallée de Chaudefour et le plateau de Durbise - fiche rando (pdf)
• photos de randos : tour de la vallée - le tour de la vallée de Chaudefour et le fond de la vallée


 

actualités : le retour du loup

La Montagne du 13/08/2013 : l'ONCFS confirme l'observation d'un loup le 26 janvier 2013 au Col de la Croix Saint-Robert par Emmanuel Labasse, du Chambon.

Ce n'est pas la première réapparition du loup en Auvergne, qui remonte à 1990. La réapparition s'est affirmée avec plusieurs observations à partir de 2005/2006. Voir aussi Casse montagne et la Buvette des alpages

Le loup observé en 2013 au col de la Croix Saint-Robert n'était que de passage dans sa migration à la recherche d'un territoire. Pour l'instant (2015) aucun indice que le loup se soit sédentarisé dans le Puy de Dôme et encore moins de meute constituée. Les attaques de loup constatées au cours du premier semestre 2015 touchent surtout les départements sud du Massif Central, Ardèche, Lozère, Aveyron, ainsi qu'une dans le Cantal. Une zone de présence permanente (ZPP) est avérée en Aubrac, à cheval sur l'Aveyron et la Lozère, étape préalable à l'apparition d'une meute.

S'il y a des prédateurs, il faut des proies; en sens inverse, s'il y a des proies, il faudrait des prédateurs. Les grands herbivores sauvages sans prédateurs naturels pour les réguler dérivent en populations mal contrôlées, éventuellement peu saines, posant des problèmes à l'agriculture. On le voit bien pour les sangliers et les chevreuils partout en France; leur régulation par des plans de chasse est un pis aller. Mais les espaces les plus sauvages de France sont des territoires bien exigus pour un équilibre par le loup. Si les premières meutes peuvent vivre essentiellement de proies sauvages, le succès de leur implantation aboutit, lorsque leur progéniture grandit, à un flux de jeunes adultes poussés à la périphérie. Ils se diffusent éventuellement beaucoup plus loin à la recherche d'un territoire et, pour survivre, se servent dans les troupeaux, ce qui rend la cohabitation avec l'homme bien difficile et désespère les éleveurs.

Un peu plus loin : des vautours au Puy Mary voire dans la chaîne des Puys. Ce sont des individus qui s'écartent aux beaux jours de l'aire de reproduction du Tarn.

Et l'ours ? : l'ours brun actuel descend par évolutions successives de l'ours d'Auvergne (ursus minimus, auparavant ursus arvernensis). Mais ce n'est qu'un clin d'œil, ce temps est lointain, de -5,3 à -1,8 millions d'années. L'ours brun aurait disparu d'Auvergne vers 1850.

Le chamois, réintroduit en 1978 dans le massif du Puy Mary, s'est diffusé, on en compte 240 dans le massif du Sancy, dont 35 dans la vallée de Chaudefour. Les mouflons, introduits dans les années 50 et 60, sont plus nombreux : 450 dans le massif du Sancy en 2013 mais ils ont régressé ces dernières années. On l'observe régulièrement à Chaudefour.

Les marmottes suite à un lâcher en 1978, des marmottes dans la vallée (moins excitant que le loup mais plus facile à observer). Observées depuis 1994, elles ont l'air de bien se porter au recensement quinquennal de 2015.

La biodiversité ne se limite pas, loin de là, à la conservation des gros mammifères. Dans l'articulation de la globalité des espèces animales et végétales, chacune sous-tend l'équilibre de l'ensemble, en particulier les micro-organismes, qui ont un rôle essentiel. Mangez du Saint-Nectaire fermier ! en dégustant cette tranche de biodiversité, vous contribuerez à son maintien en favorisant un élevage traditionnel. On en fait bien sur au plus proche de Chaudefour et aussi du miel.


 

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©   D. Césari   contact - décembre 2013 - mise à jour le 7 décembre 2015